L’évangile d’Eros

L’évangile d’Eros

Laurence vient de perdre son frère, son initiateur aux jeux cruels de l'amour, dans un accident de voiture. Pour le retrouver et le perpétuer, elle va séduire sa maîtresse androgyne, Marie-Agnès, et la conduire au supplice, ultime communion avec son frère.

Laurence écrit L'Éducation d'André, un récit intercalaire qui met en scène une Florence et des personnages qui sont peut-être tous des doubles de Florence Dugas. Le dépeçage de Marie-Agnès comme ultime métaphore, règlement de compte d'un amour qui se défait ?
Quant à cet André les relations incestueuses qu'il vit avec sa mère dans ce récit enchâssé sont un pendant de l'inceste sororal du récit principal.
Dans cette construction gigogne, le même empire des corps, le même empire des signes, le même sens de la faute, sensible dans les métaphores christiques qui habitent ce récit païen.